Et l'avide prend et broie ce qu'il ne peut.
Se bourrant les poches et la bouche, jusqu'à ne plus pouvoir.
Puis il ne reste plus rien, sinon des souvenirs déformés,
l'odeur fanée de la peur et le murmure de la colère.
Et l'avide donne, au cri orphelin.
Nourrissant la honte et la culpabilité, jusqu'à l'os.
Puis il reste tant, et pourtant plus rien à donner,
sinon un morceau promis de quelque chose qui pourrait être quelque chose un jour.